
Alphonse Daudet a porté à son Zénith l'art si exigeant du conte. Son oeuvre, profondément ancré dans la mémoire collective, comme pour La Fontaine, comme pour Perrault, reste pourtant, mal dégagé de la gangue des souvenirs scolaires, ce qui le rend chaque fois à redécouvrir pour notre émerveillement.
De Paris en Provence, de Provence à Paris, les textes du spectacle, subtilement liés les uns aux autres par Jacques Sereys, semblent, à travers les figures familières inventées par l'auteur, ne mettre en scène qu'un seul personnage.
« Un artiste fait toujours son propre portrait », disait Cocteau.
Ce personnage ne serait-il pas le portrait composite de Daudet lui-même qui, comme Flaubert « était » Madame Bovary, est à la fois le Petit Chose, le Curé de Cucugnan, le sous-préfet aux champs, voire même la chèvre de Monsieur Seguin ... ?
Grâce à l'art du « dire » porté à un haut point de maîtrise par Jacques Sereys, le spectateur retrouve le plaisir de l'écoute du conteur le soir à la veillée.

1 commentaire:
Dans un coin de Provence sur les genoux d'un grand-père...
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