samedi 19 décembre 2009

Derrière les barreaux




"C'est le journal de bord de Valérie Z., ancienne détenue à la maison d’arrêt de Berkendael. Ce témoignage réaliste, cynique, poétique et non dépourvu d’humour, est le moteur d’une création collective où dix comédiennes plongent dans l’univers carcéral féminin."

"Je fais partie des serials voleuses à l'étalage
Que le détalage renvoie au vol avec violence.
Donc si j'ai bien compris:
Voler c'est pas bien
Détaler, c'est pas mieux
Conclusion: il faut voler et rester sur place!
Le vol virtuel n'est pas punissable!!
Un ange passe, mort de rire. "


Rain man

"A l'occasion du décès de son père, Charlie Babbitt apprend qu'il a un frère...et que ce frère va hériter de l'entièreté des 5 millions de $ que le père a laissés!

Charlie veut récupérer sa part et s'en va donc à la rencontre de cet autre qui l'a spolié.Homme d'affaire pressé, beau gosse, entreprenant et séducteur, Charlie rencontre Raymond, le frère caché, savant autiste, prisonnier des rituels et des maniaqueries qui régissent son quotidien.

Le « Rain Man » oublié de sa toute petite enfance. De l'égoïste ou de l'autiste on serait bien en peine de savoir lequel des deux est le plus enfermé dans ses comportements. Charlie va arracher le Rain Man à ses habitudes et à son médecin pour un long voyage vers Los Angeles. Voyage durant lequel il va devoir lui aussi perdre ses habitudes et repenser ses certitudes."

Rosencrantz et Guildenstern sont morts


"Une œuvre frondeuse, une approche moderne, inattendue et hilarante du chef- d’œuvre de Shakespeare. Ancré dans une tradition littéraire britannique qui privilégie une approche humoristique et distanciée — voire ironique — de thèmes tels que l’essence du théâtre, l’existence de Dieu ou l’homme face au pouvoir politique, Tom Stoppard a contribué au renouvellement de la dramaturgie en proposant un traitement inédit du dialogue et, au-delà, du langage.

Avec « Rosencrantz et Guildenstern sont morts » – pièce mythique – il met en scène deux personnages secondaires de "Hamlet" qui s’interrogent sur la destinée et sur notre fin inéluctable, sur la nature du théâtre."

L'oiseau vert




"Voilà plus de dix-huit ans que le Roi Tartaglia est parti pulvériser les rebelles. Pendant ce temps, sa femme, la reine Ninette, accusée d’infidélité par la reine mère, est enterrée vivante sous l’évier. Elle survit dans le plus grand secret grâce aux soins d’un étrange oiseau vert. Ses jumeaux, que le premier ministre du Roi était chargé de supprimer, ont été recueillis par des tripiers. Lorsque Renzo et Barbarine découvrent la vérité, ils décident de partir à la découverte de la vie et de l’identité de leurs véritables parents."


Des rails?

Non, je ne bouge pas !
J’y suis, j’y reste.
J’ai trop attendu pour être là !
Tout n’est pas parfait sans conteste,
Mais bien plus qu’autrefois.

Pas d’un iota, tu entends ?
Je n’ai pas envie de donner ma place !
Je suis libérée du carcan.
L’avenir m’attend et j’y fais face !
Attention « demain » me voilà !

Je dois y aller, j’ai pas le choix,
Foncer le plus loin devant moi,
Une vie à remplir, une envie de conquérir,
Pour pas aigrir mes vieux jours,
Pour pas souhaiter le demi tour.

Écoute-moi ! Je reste sur cette voie !
Je voulais y être depuis si longtemps,
Pile poil à cet endroit.
Alors, je cours, je fonce et tant pis si personne ne m’attend.
Pas la peine d’argumenter, je suis bien décidée.

Je crois que tu ne comprends pas ! Je vais là-bas.
Des rails à perte de vue, tout droit vers l’inconnue.
Tant de choses à voir et se contenter de les apercevoir ?
Je suis restée sur le quai trop longtemps. Il n’est plus temps !
J’ai faim d’autres choses.

Je dois y aller, j’ai pas le choix,
Foncer le plus loin devant moi,
Une vie à remplir, une envie de conquérir,
Pour pas aigrir mes vieux jours,
Pour pas souhaiter le demi tour.

Non désolée j’embarque ! Pas de remarques !
Je croque ma vie, et tant pis s’il y a des acrobaties !
Je cours vers la suite, trop de fois j’ai préféré la fuite.
Sans hésitation, « droit devant » comme direction !

Je dois y aller, j’ai pas le choix,
Foncer le plus loin devant moi,
Une vie à remplir, une envie de conquérir,
Pour pas aigrir mes vieux jours,
Pour pas souhaiter le demi tour.

Enfin sur la bonne voie. Exactement ce que j’attendais de moi...

2009

vendredi 11 décembre 2009

Quatre mains

Je veux des bisous baveux
Des regards langoureux

Je veux des « au revoir »
Sur un quai de gare

Je veux des matins coquins
Des dimanches câlins

Je veux commencer un quatre mains

Je veux me réveiller la nuit
Avoir trop chaud dans le lit

Je veux que mon espace soit envahi
Éructer en catimini

Je veux deux brosses à dents dans le gobelet
Moins de place sur la table de chevet

Je veux écouter du baratin
Enchanter le quotidien

Je veux composer pour quatre mains

Je veux des disputes, des déchirures
Je veux panser des blessures

Je veux farfouiller dans des affaires
Evincer des adversaires

Je veux suspecter, interroger
Puis, me réconcilier

Je veux souffrir de tachycardie
Frôler l’agonie

Je veux un bout de chemin
Ou un simple demain

Je veux jouer à quatre mains

Je veux tirer sur les draps
Argumenter sur le choix du film au cinéma

Je veux du deux temps dans ma mesure
Même pour une aventure…

Et toi ? Veux-tu de ça ?
2009

mercredi 28 octobre 2009

Mise en scène et jeu

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vendredi 23 octobre 2009

Eternal Sunshine of the Spotless Mind

"Joel et Clementine ne voient plus que les mauvais côtés de leur tumultueuse histoire d'amour, au point que celle-ci fait effacer de sa mémoire toute trace de cette relation. Effondré, Joel contacte l'inventeur du procédé Lacuna, le Dr. Mierzwiak, pour qu'il extirpe également de sa mémoire tout ce qui le rattachait à Clementine. Deux techniciens, Stan et Patrick, s'installent à son domicile et se mettent à l'oeuvre, en présence de la secrétaire, Mary. Les souvenirs commencent à défiler dans la tête de Joel, des plus récents aux plus
anciens, et s'envolent un à un, à jamais.
Mais en remontant le fil du temps, Joel redécouvre ce qu'il aimait depuis toujours en Clementine - l'inaltérable magie d'un amour dont rien au monde ne devrait le priver. Luttant de toutes ses forces pour préserver ce trésor, il engage alors une bataille de la dernière chance contre Lacuna..."

Le Nombre 23

"Walter menait une vie paisible, jusqu'à ce qu'il découvre un étrange roman, Le Nombre 23. D'abord intrigué par ce thriller, Walter s'aperçoit rapidement qu'il existe des parallèles troublants entre l'intrigue et sa propre vie. Peu à peu, l'univers du livre envahit sa réalité jusqu'à l'obsession. Comme Fingerling, le détective de l'histoire, Walter est chaque jour plus fasciné par le pouvoir caché que semble détenir le nombre 23.
Ce nombre est partout dans sa vie, et Walter est de plus en plus convaincu qu'il est condamné à commettre le même meurtre que Fingerling... Des images cauchemardesques se mettent à le hanter, celles du terrible destin de sa femme et d'un de leurs amis, Isaac French. Walter ne pourra plus échapper au mystère de ce livre. Ce n'est qu'en découvrant le secret du nombre 23 qu'il aura une chance de changer son destin..."

Romaine par moins 30

"Romaine a 30 ans.
Justin, son copain, décide de l'emmener à Noël dans le grand nord québécois pour y mener une nouvelle vie.
Mais au dessus de l'atlantique, Romaine apprend que l'avion va s'écraser et ne veut pas mourir sans avoir avoué à Justin une vérité qu'elle lui a toujours cachée.
Cependant rien ne va se passer comme prévu..."

L'Effet papillon



"Une théorie prétend que si l'on pouvait retourner dans le passé et changer quelques détails de notre vie, tout ce qui en découle serait modifié. On appelle cela "l'effet papillon". Evan Treborn a cette faculté. Fasciné, il va d'abord mettre ce don au service de ceux dont les vies ont été brisées dans leur enfance. Il peut enfin repartir dans le passé et sauver la seule jeune fille qu'il ait jamais aimée.
Mais Evan va découvrir que ce pouvoir est aussi puissant qu'incontrôlable. Il va s'apercevoir que s'il change la moindre chose, il change tout. En intervenant sur le passé, il modifie le présent et se voit de plus en plus souvent obligé de réparer les effets indésirables de ses corrections..."

A la folie, pas du tout ...


"Angélique, une jeune fille insouciante, partage sa vie entre ses études aux Beaux-Arts et son travail de serveuse dans un bar. Un jour, elle tombe amoureuse de Loïc, un cardiologue dont l'épouse attend un enfant, et tente l'impossible pour séparer le couple."

Se souvenir des belles choses


"Nathalie conduit sa soeur cadette Claire, une jeune femme réservée d'une trentaine d'années, dans un centre pour amnésiques appelé "Aux écureuils". Celle-ci a reçu un coup de foudre en forêt et présente de légers troubles de la mémoire. Le centre "Les Ecureuils" a accueilli quelques années auparavant leur mère, décédée jeune de la maladie d'Alzheimer.
Claire pénètre au sein d'un univers curieux et décalé. Elle y fait la connaissance de Philippe, un homme de quarante ans qui a perdu la mémoire à la suite d'un accident de voiture qui a coûté la vie à sa femme et son fils. Tous deux tombent amoureux l'un de l'autre."

Orgueil et préjugés

"Dans un petit village d'Angleterre, sous le règne de George III, Mrs. Bennet veut marier ses filles afin de leur assurer un avenir serein. L'arrivée de nouveaux voisins, Mr. Bingley et son ami Mr. Darcy, plonge Jane et Elisabeth dans des affaires de coeur tumultueuses.
Cette dernière découvre l'amour en rencontrant le bel et aristocratique Darcy. Pourtant, tous deux devront passer outre leur orgueil et les mauvaises interprétations qui s'ensuivent avant de tomber dans les bras l'un de l'autre à la grande surprise des Bennet."

Slumdog Millionaire

"Jamal Malik, 18 ans, orphelin vivant dans les taudis de Mumbai, est sur le point de remporter la somme colossale de 20 millions de roupies lors de la version indienne de l'émission Qui veut gagner des millions ? Il n'est plus qu'à une question de la victoire lorsque la police l'arrête sur un soupçon de tricherie.
Sommé de justifier ses bonnes réponses, Jamal explique d'où lui viennent ses connaissances et raconte sa vie dans la rue, ses histoires de famille et même celle de cette fille dont il est tombé amoureux et qu'il a perdue.
Mais comment ce jeune homme est-il parvenu en finale d'une émission de télévision ? La réponse ne fait pas partie du jeu, mais elle est passionnante."

Jeux d'enfants...

"Une vie entière pour se dire "je t'aime". 80 ans pour démarrer une histoire d'amour. Et tout ça à cause d'un jeu. Ou peut-être grâce à un jeu.
Sophie et Julien ont défini les règles du jeu. Ils en sont, pour le restant de leurs vies, les arbitres et souvent les victimes. "Cap ou pas cap ?" "Cap ! Bien sûr ! " Ils sont cap de tout : du meilleur comme du pire. Bafouer tous les tabous, défier tous les interdits, braver toutes les autorités, rire, se faire mal. Cap de tout !? sauf, peut-être de s'avouer qu'ils s'aiment.
Ce jeu commence avec un pari innocent : un pari afin d'oublier que Maman est gravement malade, afin d'oublier quand toute la classe te traite de sale polak. Et quelques paris plus tard, le jeu devient ce qu'il y a de
plus beau, de plus fort dans la vie des deux enfants.
Ils jouent, ils s'aiment ? Le jeu, l'amour ? L'amour, le jeu : finalement c'est tellement plus simple d'être ami.
Et ainsi la vie passe, le jeu reste, de plus en plus intense, comme la passion. Et chaque fois qu'ils se répondent "Cap !", ils se disent "Je t'aime plus que ma propre vie". "Plus que ma propre vie ?" "Cap !""

mardi 20 octobre 2009

Nous deux



" Un jour, j'ai écrit l'histoire de ma mère. Je l'ai écrite après sa mort car, de son vivant nous n'avions pu, elle et moi, nous parler de l'amour et de la haine qui nous unissaient, qui faisaient de nous deux quelque chose de confondu "
Nicole Malinconi

samedi 10 octobre 2009

Mon bel oranger

Frappe, frappe dans sa tête ces mots , cette rengaine, ce cri de haine.
Grave, gravé dans son cœur tous ses pleurs.
Inscrit dans leur main la souffrance, la douleur.
Je cherche
Je me demande
J'essaie de comprendre
Pourquoi le monde s'obstine à vouloir plus,
à vouloir trop,
à en vouloir,
à s'en vouloir.
1999

Liberté

J'avais 15 ans et de blanches dents
J'avais de drôles de parents
Qui me battaient sans arrêt
Jamais je ne me défendais
Je n'avais pas de bonnes notes à l'école
Alors, j'avais une torgnole
Je n'avais pas un beau bulletin
Alors là, mes parents me donnaient un coup de main
Enfin...
Jamais satisfait.
J'avais aussi un révolver
Qui me servit pour quitter la terre
Aujourd'hui, on enterre ce qui reste de moi
de lui..
Aujourd'hui, on me libère...

1998

Bébé dort

Chut! Plus de bruit bébé est dans son lit
Il s'en va vagabonder dans les bras de Morphée
Il s'endort tranquillement
Près de sa maman
N'ait pas peur petit bonhomme
Car maman escorte ton somme
Que tes nuits de peur, de tourment soient écartées
Pour que tu puisses enfin rêver

1998

Banlieue

Vandalisme, peur , tueur
Plus de lueur
Tu sors de chez toi armé jusqu'aux dents
Et pourtant...
Un bruit étrange te surprend
Tu te retournes en voyant un adolescent
Mais c'est à ce moment
En vous pointant avec vos armes
Que, soudain, une pensée t'enflamme
Lui ou toi, tu n'as plus le choix
Car il est déjà trop tard
La balle part
Maintenant l'ado est mort
Et toi plein de remords
Le gosse reste là
Et on y pense plus déjà
Un ado qui se croyait le plus fort est mort
Et la terre tourne encore.

1998

Mon rêve

Le soleil brille
Le ciel est bleu
Les fleurs poussent
mais je ne suis pas heureux
Je n'ai point d'ami
Je suis le plus malheureux de tous ceux qui
Enfermés dans une cage
Espèrent et sont sages
Je suis un chien
De jour en jour, j'attends désespérément
La douce caresse d'une maitresse
J'envoie cet S.O.S. à toute oreille bienveillante
qui cherche un compagnon au cœur tendre.

1998

Sur la pointe des pieds....

Je ne suis pas à ma place,
Et je n'ai plus envie de me battre
Pour m'imposer

J'ai causé trop de dégâts
J'ai pas les neurones adéquats
Pas le même fonctionnement
Je me rends

Plus besoin de s'accrocher
Fini le bal masqué
Je suis épuisée

Puisque je manque de courage
Et de mots pour l'expliquer
Que les rôles sont distribués
Je n'ai plus qu'à saluer

Le rideau va se refermer
Le public s'en est aller
Le triste clown n'intéresse plus
Trop ont été déçus

L'heure de l'envoi est arrivé
Mais cette fois
Pas de moralité

Je vous rends la liberté !

Janvier 2008

Non

Pas la peine de me scanner
Votre technologie,
Vos engins
N'y changeront rien
Je ne rentre dans aucune boite
Elles sont bien trop étroites
Je suis victime de comportements
Déroutants
Désolée
De ne pas fonctionner selon vos données
Le mode d'emploi n'est pas fourni
Avec la panoplie
Tant pis !

Pas la peine de me regarder
De haut en bas
D'analyser mes faits et gestes
Ou quoique ce soit
Ils répondent à ma spontanéité
Rien n'est calculé.
Je suis peut-être lunatique
Mais pas frénétique.

Pas la peine de forcer
Les verrous de mes non-dits.
Les mots évaporés
Entourent tout ce que je suis.
Je partage en filigrane
Le silence sous sa couverture.

Pas la peine de me tanner
Pour m'extirper
Quelques bouts de peau sémantique
Carcasse de ma douleur
Bien au fond enfouie
A peine évanouie
Rien ne transparait
Seuls quelques traits
Témoignent de la dernière bataille
Encéphale ...

Novembre 2007

Dagyde

Je suis là
Et pourtant
Tellement vide
Repliée à l'infini
Sans savoir où aller
Je me perds
Seul résonateur
De ces mots tranchés
De ces mots oubliés
Pas prononcés
Pas pensés
Ils se multiplient
Grandissent
Et comblent
Peu à peu le creux
Sable mouvant !
Engloutie
Étouffée
Le temps de se débattre
Ça s'accélère
Bientôt bientôt
La fin

Septembre 2007

Seule

Je ne sais qui a commencé eux ou moi ...
Je crois qu'au début j'étais complaisante
Et puis eux ont suivi...
Fatigués par mes annulations
J'ouvrais une voie royale....
Je me dispersais
Ça me plaisait
Je n'étais ni avec ni sans ...
Juste à côté,
Toujours pressée par le temps !
Maintenant, l'habitude est là...
Je suis présente mais pas concernée
Absente mais à proximité...
La vie file entre mes doigts...
Et je reste dans l'ignorance
Arroseur arrosé...
« Isoleur » isolé..
Bien fait !"

Avril 2007

Les ailes des anges...

Empêcher les rêves est la chose la plus monstrueuse qui soit....
Comme couper les ailes des mouches
Il y a un petit côté sadique à ce jeu-là.

Attendre d'être soi l'est davantage...
Car c'est se mettre de côté, se réserver.
Alors s'enclenche un comportement bizarre...
La persuasion :
« Je suis à ma place, je suis à ma place, je suis à ma place, je suis à ma place... »
Jusqu'à l'aliénation ?
Bien sûr on ne se délaisse pas totalement ...
On choisit juste la route tout à côté...dans les limites du raisonnable
La place du passager
Et on se laisse conduire car il faut être patient....l'avenir en dépend
Ensuite doucement se profile le mode automatique... plus de passion ou d'envie...
Un stand-by psychique ?
Le plus malheureux c'est qu'à force d'obstination, on y croit à cette voie dérivée...
Je ne sais s'il s'agit d'illusion...
Ca doit être surement de la résignation
Avec cette pointe d'espoir qu'après ce passage obligé
...tout pourra se réaliser...
Ainsi on se motive et tout est clair...
Je vivrais après ....J'ai le temps... et puis « je ne suis pas très loin juste de l'autre côté du chemin »
Mais c'est sans penser à ces soubresauts
Qui transpercent et vous vident de votre essence....
Et cette crainte qui naît petit à petit :
Si je n'ai pas le courage,
Si je n'ai pas le talent,
Si je n'y arrivais pas....
Alors tout cela n'aura servi à rien et je vivrai jusqu'au bout à côté de moi ?
Le temps semble long
Et les années s'étirent car il manque le savoir ou la passion.
Enfin la dernière phase, la plus perfide...
La conviction
De n'être plus rien... que celle de l'autre côté du chemin
L'échec d'une rencontre
Aurais-je loupé le passage pour piéton ?

Empêcher les rêves est la chose la plus monstrueuse qui soit....
Comme couper les ailes des mouches
Il y a un petit côté sadique à ce jeu-là...

Mars 2007

Sophia

Il est bien loin le jour ou l'on vous a expliqué
Le pourquoi du comment on faisait les bébés.
C'est un passage obligé dans la vie d'une personne,
Où les parents ne parlent que d'abeilles qui bourdonnent
Et de cigognes qui s'envolent.
Quand on est petit on ne comprend rien
A ces histoires de botanique
Et de transport aérien.
Mais plus tard ...
Dans la pratique...
On déchiffre les métaphores
Et on succombe à ce sport.
Il suffit d'une seule fois...
Pour qu'après un ventre rond
Vous vous retrouviez tous les deux (comme des cons)
A répéter la leçon!

Félicitation!

2005

Monster

La veille déjà l'idée t'accablait
Comme une funeste rengaine
Et l'obsession montait
Peu à peu le long de tes veines

Douce serait la chute prochaine !

Il grandit au sein de ton corps
Lentement se fait la métaphore
Et le murmure incessant
Crépite « il est temps ! il est temps ! ...»

Douce sera la chute prochaine !

Résiste si cela te plait
Il est plus fort que jamais
Cède voyons...
Il te rendra fou de toute façon

Douce est la chute prochaine !

Et il pose les lèvres au bord du verre
Tandis que l'homme commence sa descente au enfer
Fière de sa victoire, il exulte et il clame

Douce fut la chute du quidam !"

Février 2006

Doux murmure...

Pleure pas petite sirène
L'année se termine à peine
Il faut t'efforcer,
Garder le sourire crispé

Ferme les yeux
Imagine
Un monde merveilleux
Sublime
Et loin d'eux

Pleure pas petite sirène
L'année commence à peine
Il faut espérer
Croire en la destinée

Ferme les yeux
Laisse passer
Demain sera mieux
C'est juré

Pleure pas petite sirène
Ton cœur rempli de peines
Doit résister
Tout n'est pas terminé

Ferme les yeux
Rêve
Le temps d'une trêve
La vie ne tient pas qu'à eux

Pleure pas petite sirène
Rien ne sera plus le même
Il faut tenir
Tant de choses sont à découvrir

Non !
Ne ferme pas les yeux
Pas cette fois

Réveille toi !
Ne m'abandonne pas
Pas comme ça !

Pleure plus petite sirène
Tu sais bien
Que moi je t'aime
Malgré le chagrin
Qui coule dans tes veines...

Décembre 2005

Bouge toi!

Petite âme triste
Doucement tu glisses
Ton cœur empli de souffrance
Réclame le silence

Elle n'en peut plus de ces histoires
Elle préfère se parachuter
Dans un monde à part
Mais tout juste à côté

Il court le temps
Et la route se poursuit
Pourtant elle reste là
Sur le bas côté
Désorientée

Perdue
Elle ne sait où aller
Qu'attend cette petite âme nostalgique
D'un passé rêvé?

Elle attend des mains
Qu'elle refuse de voir
Qui se lassent aussi
D'être ainsi ignorées

Je te parle à toi
Qui ne te réveille pas
Qui crois que l'amour
Forcément ça se voit

Il est parfois discret
Mais il est autour de toi
Regarde bien
Dans les yeux de chacun
Il y a des regards qui ne trompent pas

Mais prends garde
Ils s'effacent avec le temps
faute d'avoir du répondant...

Décembre 2005

Aurore

Petit bout de toi
Qui s'en va déjà.
Petit bout de nous
Qui est, on ne sait où.

A peine arrivé
Il s'enfuit déjà.
Peut-être effrayé
Par ce monde-là?

Petit bout d'un tout
Qui change beaucoup
Petit bout d'une joie
Qui ne se ferra pas

Après la colère
refaire l'addition
redevenir mère
sans contrefaçon


Petit bout d'adieu
En levant les yeux
Priant que là-bas
On s'occupe de toi

Mais c'est quand même pas l'âge
Pour faire ses bagages
Et s'envoler si haut
Tout près des oiseaux...

Novembre 2005

Nounours

Tu es indispensable
Mieux que des fables.
Le soir tout enfant te prend.
La nuit, tu es vaillant
et tu nous défends.
Dès que le soleil se lève,
que la journée est commencée...
Les poupées vont danser,
Le ballon tourne en rond.
Le trains est pressé,
A la gare il doit rentrer
Pour prendre des passagers.
Et dans toute cette activité,
Dans un coin, sur un coussin,
Nounours dort
Et pense à demain...

1998

L'amour

Si nous faisions un détour du côté de... l'amour!
L'amour est parfois humour.
L'amour est aussi cruel.
L'amour au début n'est pas souvent fidèle.
L'amour est difficile a dresser et a éduquer
Mais... quand on le tient dans ses mains,
Il n'a plus de fin...

1998

Mister Hyde...

Perdu dans ton monde,
Où tu te caches des problèmes,
Où tu t'enfonces dans tes pensées,
Tu vis en parallèle.
Face à tes démons, tu prends peur, tu fuis,
Mais la réalité te rattrape,
Ne te donne pas le choix,
Il faut combattre !
Tu t'engages dans cette bataille à arme inégale.
Tu perdras c'est certain,
Car tu n'as plus la foi.
Et tu sombres de plus en plus...
Les mains se tendent,
Tu les évites.
Trop orgueilleux pour accepter d'être aidé !
Quand tu te réveilleras il sera trop tard.
Tu appelleras
Mais ils t'abandonneront à ton cafard...
A trop aimer divaguer,
Tu en oublies d'exister...

2001

Lui...

Mon grand-père,
Ce grand amateur des bonnes choses de la vie,
Nous a laissé en ce début d'hiver.
J'aurais aimé lui dire merci
Pour tout l'amour qu'il m'a donné,
Pour tous ces instants privilégiés,
Qu'ensemble on a partagé.
J'aurais aimé le serrer dans mes bras une dernière fois,
Pour que ce moment dans ma mémoire à jamais soit gravé!
J'ai comme on dit chez nous, un goût de trop peu, de pas assez...
Au revoir , grand-père adoré, je t'envoie un "crastoffi" d'amour...
Ne pars pas trop loin de moi, car un jour on se retrouvera

2000

50 ans d'amour...

50 ans d'amour,
On n'y renonce pas comme ça.
On a beau faire
Même quand la tête s'y perd
On n'oublie pas.
L'autre est parti.
Celui qui réchauffait le lit.
Celui qu'on maudissait parfois.
Celui sans lequel rien ne va.
On a plus de courage, plus de force en soi
Et pourtant la vie est là.
Alors on attend
Des mois, des années durant
On attend l'heure.
Pas de tristesse dans cette quête, pas de pleurs.
Juste la joie de le rejoindre
Celui dont on aimait se plaindre.
50 ans d'amour,
On n'y renonce pas comme ça.
On a beau faire,
Quand le cœur s'y perd
On ne sait jamais ce qui arrivera.

Ce jour enneigé a exaucé ton vœu
Tu as retrouvé la prunelle de tes yeux
Sans bruit tu es partie
Pour l'autre vie.
De l'autre côté du miroir
Il t'attend surement
Impatient de te revoir...

Contre 50 ans d'amour
On ne fait pas le poids,
On a beau faire
Quand deux cœurs se serrent
Rien ne les séparera

2004

Queen mum

Je t'aime un peu, beaucoup, à la folie
Ces mots-là, surement, il ne te les a pas dit
Mais pourtant c'est toi qu'il a choisi
En s'opposant aux interdits

De votre union est né
Le premier du bataillon
Et puis, vous n'avez plus chômés
Car à 9 vous avez terminés

La maison était remplie
De garçons et de petites filles
Qui avaient toujours bien une idée
Pour vous tourmenter

Il a fallu ruser
Pour tout concilier
Et mener de mains de fer
Les sœurs et les frères

Il n'a pas toujours fait beau
C'était bien sûr difficile
Mais vous étiez assez habiles
Pour veiller sur les marmots

Et puis la première s'est mariée
Et la relève est arrivée
Vous croyiez être quitte
Mais jamais ils n'abdiquent

Ils se sont donnés le mot
Et la famille s'est agrandie
Les grands parents ont alors investi
Dans des tréteaux

Ensuite, usé
Ton compagnon t'a laissé
En te donnant la garde du foyer
Néanmoins, il reste à veiller

De là haut, il doit être fier
Car il ne s'était certainement pas douté
Bien que des signes le laissaient présager
Qu'en disant oui à sa bien aimée
Il révolutionnerait les mathématiques
Bouleverserait les théorèmes
Car chez nous c'est fantastique
1 plus 1 ne fait pas de tandem

Le résultat de l'addition
Monte à 62
Mais il y a déjà une prévision d'augmentation
C'est fabuleux

Maintenant toi aussi
Tu as pris ton envol
Et du paradis
Tu surveilles nos vies

La vue est meilleure
Quand on est en hauteur
Et puis des nuages
On voit mieux le paysage

Au revoir Queen Mum
Bon voyage
"Et écoute nous bien"
Pour toi on a un message

Si le destin a choisi
Que tu quittes la terre
N'oublies pas qu'ici
On pense à toi grand-mère

2005

Petit frère

Toi le petit frère que je n'ai jamais eu...
Forcément tu as 8 ans de plus,
Un soir de ducasse a bouleversé ta vie
Puisque les parents ont décidés d'élargir la famille.
9 mois plus tard un petit monstre naissait
Et tu ne savais pas encore ce qui t'attendait.
Tu as subi bon nombre de mes caprices,
Mais tu as eu aussi ta part du vice.
Il est vrai, je ne fus pas tendre
Mais il fallait savoir se défendre
8 ans de plus ça se sent
Quand on est qu'un p'tit enfant.
Je ne passerai pas ici pour la victime,
Vu que ton genou porte encore les traces de mes canines,
Mais j'éprouve une pensée émue
Pour ton lit qui n'a pas survécu.
En effet, c'est sur ce ring improvisé
Qu'au catch tu m'as initiée.
Si pour le combat je partais toujours perdante
Au péril de tes oreilles, je revenais toujours pleurnichante.
Il a fallut du temps pour que je comprenne
Qu'un grand frère c'était bien quand même,
Mais à peine cette idée m'était venue
Que tu avais déjà disparu
Et que je ne pouvais te dire « je t'aime »
Que les 2/7 de la semaine.
Et puis, la vie fit ce qu'elle fit
Tu as trouvé la petite amie
Qui combla les 5 autres septièmes de « je t'aime »
Et maintenant, même le week-end.
Si tout le monde sait pourquoi nous sommes réunis aujourd'hui
Moi je m'en étonne encore...
Il se l'était promis
Faut croire qu'il a eu des remords !
Et si c'est vrai que « y'a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. »
Alors mon frère
Tu sais ce qu'il te reste à faire ...

2004

vendredi 2 octobre 2009

mardi 7 juillet 2009

St Nic


Illustrations livre d'Enora


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vendredi 1 mai 2009