samedi 19 décembre 2009

Derrière les barreaux




"C'est le journal de bord de Valérie Z., ancienne détenue à la maison d’arrêt de Berkendael. Ce témoignage réaliste, cynique, poétique et non dépourvu d’humour, est le moteur d’une création collective où dix comédiennes plongent dans l’univers carcéral féminin."

"Je fais partie des serials voleuses à l'étalage
Que le détalage renvoie au vol avec violence.
Donc si j'ai bien compris:
Voler c'est pas bien
Détaler, c'est pas mieux
Conclusion: il faut voler et rester sur place!
Le vol virtuel n'est pas punissable!!
Un ange passe, mort de rire. "


Rain man

"A l'occasion du décès de son père, Charlie Babbitt apprend qu'il a un frère...et que ce frère va hériter de l'entièreté des 5 millions de $ que le père a laissés!

Charlie veut récupérer sa part et s'en va donc à la rencontre de cet autre qui l'a spolié.Homme d'affaire pressé, beau gosse, entreprenant et séducteur, Charlie rencontre Raymond, le frère caché, savant autiste, prisonnier des rituels et des maniaqueries qui régissent son quotidien.

Le « Rain Man » oublié de sa toute petite enfance. De l'égoïste ou de l'autiste on serait bien en peine de savoir lequel des deux est le plus enfermé dans ses comportements. Charlie va arracher le Rain Man à ses habitudes et à son médecin pour un long voyage vers Los Angeles. Voyage durant lequel il va devoir lui aussi perdre ses habitudes et repenser ses certitudes."

Rosencrantz et Guildenstern sont morts


"Une œuvre frondeuse, une approche moderne, inattendue et hilarante du chef- d’œuvre de Shakespeare. Ancré dans une tradition littéraire britannique qui privilégie une approche humoristique et distanciée — voire ironique — de thèmes tels que l’essence du théâtre, l’existence de Dieu ou l’homme face au pouvoir politique, Tom Stoppard a contribué au renouvellement de la dramaturgie en proposant un traitement inédit du dialogue et, au-delà, du langage.

Avec « Rosencrantz et Guildenstern sont morts » – pièce mythique – il met en scène deux personnages secondaires de "Hamlet" qui s’interrogent sur la destinée et sur notre fin inéluctable, sur la nature du théâtre."

L'oiseau vert




"Voilà plus de dix-huit ans que le Roi Tartaglia est parti pulvériser les rebelles. Pendant ce temps, sa femme, la reine Ninette, accusée d’infidélité par la reine mère, est enterrée vivante sous l’évier. Elle survit dans le plus grand secret grâce aux soins d’un étrange oiseau vert. Ses jumeaux, que le premier ministre du Roi était chargé de supprimer, ont été recueillis par des tripiers. Lorsque Renzo et Barbarine découvrent la vérité, ils décident de partir à la découverte de la vie et de l’identité de leurs véritables parents."


Des rails?

Non, je ne bouge pas !
J’y suis, j’y reste.
J’ai trop attendu pour être là !
Tout n’est pas parfait sans conteste,
Mais bien plus qu’autrefois.

Pas d’un iota, tu entends ?
Je n’ai pas envie de donner ma place !
Je suis libérée du carcan.
L’avenir m’attend et j’y fais face !
Attention « demain » me voilà !

Je dois y aller, j’ai pas le choix,
Foncer le plus loin devant moi,
Une vie à remplir, une envie de conquérir,
Pour pas aigrir mes vieux jours,
Pour pas souhaiter le demi tour.

Écoute-moi ! Je reste sur cette voie !
Je voulais y être depuis si longtemps,
Pile poil à cet endroit.
Alors, je cours, je fonce et tant pis si personne ne m’attend.
Pas la peine d’argumenter, je suis bien décidée.

Je crois que tu ne comprends pas ! Je vais là-bas.
Des rails à perte de vue, tout droit vers l’inconnue.
Tant de choses à voir et se contenter de les apercevoir ?
Je suis restée sur le quai trop longtemps. Il n’est plus temps !
J’ai faim d’autres choses.

Je dois y aller, j’ai pas le choix,
Foncer le plus loin devant moi,
Une vie à remplir, une envie de conquérir,
Pour pas aigrir mes vieux jours,
Pour pas souhaiter le demi tour.

Non désolée j’embarque ! Pas de remarques !
Je croque ma vie, et tant pis s’il y a des acrobaties !
Je cours vers la suite, trop de fois j’ai préféré la fuite.
Sans hésitation, « droit devant » comme direction !

Je dois y aller, j’ai pas le choix,
Foncer le plus loin devant moi,
Une vie à remplir, une envie de conquérir,
Pour pas aigrir mes vieux jours,
Pour pas souhaiter le demi tour.

Enfin sur la bonne voie. Exactement ce que j’attendais de moi...

2009

vendredi 11 décembre 2009

Quatre mains

Je veux des bisous baveux
Des regards langoureux

Je veux des « au revoir »
Sur un quai de gare

Je veux des matins coquins
Des dimanches câlins

Je veux commencer un quatre mains

Je veux me réveiller la nuit
Avoir trop chaud dans le lit

Je veux que mon espace soit envahi
Éructer en catimini

Je veux deux brosses à dents dans le gobelet
Moins de place sur la table de chevet

Je veux écouter du baratin
Enchanter le quotidien

Je veux composer pour quatre mains

Je veux des disputes, des déchirures
Je veux panser des blessures

Je veux farfouiller dans des affaires
Evincer des adversaires

Je veux suspecter, interroger
Puis, me réconcilier

Je veux souffrir de tachycardie
Frôler l’agonie

Je veux un bout de chemin
Ou un simple demain

Je veux jouer à quatre mains

Je veux tirer sur les draps
Argumenter sur le choix du film au cinéma

Je veux du deux temps dans ma mesure
Même pour une aventure…

Et toi ? Veux-tu de ça ?
2009