dimanche 27 juin 2010

Le temps qui reste...

"Combien de temps...
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures combien?
Quand j'y pense mon cœur bat si fort...
Mon pays c'est la vie.
Combien de temps...
Combien

Je l'aime tant, le temps qui reste...
Je veux rire, courir, parler, pleurer,
Et voir, et croire
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Voler, chanter, partir, repartir
Souffrir, aimer
Je l'aime tant le temps qui reste

Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu'il n'y a pas longtemps...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon père disait:
Le temps c'est comme ton pain...
Gardes en pour demain...

J'ai encore du pain,
J'ai encore du temps, mais combien?
Je veux jouer encore...
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix...
Je l'aime tant le temps qui reste...

Combien de temps...
Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien?
Je veux des histoires, des voyages...
J'ai tant de gens à voir, tant d'images..
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C'est drôle, les cons, ça repose,
C'est comme le feuillage au milieu des roses...

Combien de temps...
Combien de temps encore?
Des années, des jours, des heures, combien?
Je m'en fous mon amour...
Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore...
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul...
Quand le temps s'arrêtera..
Je t'aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment...
Mais je t'aimerai encore...
D'accord?"

lundi 14 juin 2010

Juste en passant...

Ce matin une amie m'a appris qu'elle avait perdu ses deux cousins dans un accident de voiture.
Les triplés venaient de fêter leur 22 ans ce vendredi 11 juin. Deux d'entre-eux avaient décidé de remettre le couvert ce dimanche soir. Ils ont perdu la vie à la fin de cette soirée.

J'avais justement lu dans le train ce matin cet extrait :

« Pourquoi Dieu l’a-t-il repris ? Est-ce que ça peut exister, un Dieu qui laisse tuer les enfants ? Je ( Yéchoua) parlais doucement à Mochèh.
N’essaie pas de comprendre l’incompréhensible. Pour supporter ce monde, il faut renoncer à saisir ce qui te dépasse. Non, la mort n’est pas injuste puisque tu ne sais pas ce qu’est la mort. Tout ce que tu sais, c’est qu’elle te prive de ton fils. Mais où est-il ? Que sent-il ? Il ne faut pas se révolter : tais-toi, ne raisonne plus, espère. Tu ne sais pas et tu ne sauras jamais comment pense Dieu. Tout ce que tu sais, c’est que Dieu nous aime. (...)
– Mais enfin, répondit Mochèh, tu n’éprouves rien ? Lorsque ton père est mort, tu as pleuré, pourtant ! Qu’est-ce que tu pensais ?
– Lorsque papa est parti, je me suis dit que je n’avais plus une heure à perdre pour aimer ceux que j’aime, je ne pouvais plus remettre. Non, Mochèh, devant le mal, je souffre, mais la souffrance n’est pas une occasion de haïr, c’est une occasion d’aimer. Ton fils aîné est mort ? Aime -le encore plus. Et surtout aime les autres, ceux qui te restent, et dis- le leur. Vite. C’est la seule chose que nous apprend la mort : qu’il est urgent d’aimer. » Eric-Emmanuel Schmitt

Je ne sais pas s'il s'agit d'une coïncidence ou d'une démonstration macabre ...
mais je me mets donc dans l'urgence d'aimer!

Ne l'oubliez pas!