samedi 13 octobre 2012

Starmania

 

http://www.facere.be/wp-content/uploads/2012/07/affiche-307-x-434.jpg

Monopolis , capitale de l’occident se prépare aux élections dont le candidat unique est Zéro Janvier, dictateur autoritaire accompagné de Mat Ca son fidèle conseiller soumis. Promet à ses concitoyens un monde propre et moderne. Jhonny Rockfort personnage révolté insoumis et anarchiste vivant de petits larcins avec sa bande des ETOILES NOIRES décident de déstabiliser la dictature par des attentats.
Christal, journaliste et présentatrice de l’émission phare « STARMANIA » de la télévision d »état décide de réaliser un reportage à sensation sur le fameux malfrat Jhonny Rockfort...



Continent Kafka

 Un livre doit être la hache
qui fend la mer gelée en nous



Franz Kafka / Pascal Crochet
picto-creation

Avec Anna Cervinka, Angelo Dello Spedale Catalano, Anne-Rose Goyet, Thierry Lefèvre, Jean-François Pellez, Nathalie Rjewsky, Jérémie Siska, Simon Wauters.

vendredi 5 octobre 2012

La somme...



Blanc



Au chevet de leur mère mourante, deux sœurs, au-delà du drame qu’elles vivent, se parlent et laissent émerger leurs blessures et bonheurs longtemps tus.

La cerisae


http://api.ning.com/files/O8z*0bjNBoPFFOUAsvJhTOq6ccdx5Qsgy3jQ*3rOs8g3jg6-3QzCiEbrsZlw3VxgqcxL5sz8OyTMbeD2Cdb10Up4FAmJ2UQFFh95ySocAlg_/Cerisaie09.jpg

La Cerisaie... une célébration du temps, des passés et des avenirs plus ou moins illusoires que chacun emporte avec soi, un dernier hommage à la beauté vouée à disparaître, un salut à la mort qui rôde, adressé avec un certain sourire qui n'est pas seulement d'ironie - après tout, qu'y aurait-il là qu'il faille prendre au tragique ? Un poème aux reflets insaisissables, dont l'approche exige une grande délicatesse : mélancolie sans complaisance, d'une sombre légèreté, autour d'un jardin invisible et promis à la destruction... 

Celle-là


 Celle-là » est l’histoire d’une femme qui n’a pas de nom. Tous l’appellent « sorcière » à cause de ses crises d’épilepsie et du désir charnel ardent qui s’empare d’elle comme une femelle famélique.
La culpabilité que lui infligent les gens d’église, les regards du vieux d’en haut et les rires de son enfant vont décider de sa destinée en la sculptant à tout jamais dans la tragédie le fameux jour du gâchis où elle deviendra la mère infanticide.
Ce geste affreux  arrêté à temps, servira d’occasion pour les autres, les garants de la morale et de la religion, les évêques et les nonnes, de l’enfermer et de la séparer à tout jamais de son enfant.
http://www.ruedutheatre.eu/uploads/play_1227_thumbv_celle-la.jpg
Cette séparation brutale et forcée fige, à son tour, l’enfant dans la tragédie et l’empêchera de grandir.
« Celle-là » est l’histoire d’une mère ignorante qui, statufiée par les autres, statufie à son tour son fils et le père secret de celui-ci, comme dans le jeu : « Touche-touche gelé ».

Les trois vieilles



Ces trois très vieilles marquises et leur animal de compagnie (condensé de chien, d’oiseau, de chat) ne sont plus que ruines, décharnées par le temps, la faim, engluées dans leurs lambeaux d’aristocratie et leur château décrépi. Des épouvantails, des charognes, des momies galeuses. Mais pas question de ne pas paraître au bal de la cour et, sait-on jamais, d’y rencontrer le prince charmant qui renflouerait les caisses et le ventre. On secoue donc la robe sans âge, l’éventail, le dentier, la perruque, on joue aux dés celle qui va les porter et on commande le carrosse, sponsorisé par les boissons Lulu… De la pub, viendra l’ironique sauvetage. Mais nous ne vous dévoilerons pas les ressorts de cette histoire qui plonge à pleines brassées dans tous les contes de fée, les références christiques et les métaphores d’une société décadente de l’apparence. 

http://www.auteursenacte.com/local/cache-vignettes/L381xH254/trois_vieilles_rev-02f42.png

La cantatrice chauve

Il est neuf heures, c'est dans la banlieue de Londres que cela se passe. Des gens attendent d'autres gens. On passe une assez bonne soirée. On ne devrait pas tant boire peut-être, ce n'est pas exactement le jour idéal pour commencer à fumer. On danse. Lorsqu'on aura trop mal à la tête, on se couchera par terre pour se reposer. Si on est trop joyeux, on montera sur la table. On passe une soirée comme toutes les autres soirées,on crie, on geint, on gémit et on chante. Jamais on ne se tait, le silence, ce n'est plus possible. Lorsqu'on a trop peur, on triche un peu. Lorsqu'on est prêt à se dévorer, on se quitte. Chacun joue son rôle. On pourra se revoir une autre soirée, nous recommencerons quand on veut, chaque fois qu'il faut. Rien ne nous concerne. Jamais ce que nous disons, c'est juste pour parler.

http://www.brusselslife.be/upload/images/redac_220x190/3240.jpg

La pitié dangereuse

Autriche. 1913. Peu avant la chute de l’Empire austro-hongrois.

Anton Hofmiller, jeune officier de cavalerie, est invité dans le château du riche Kekesfalva.
Au cours de la soirée, il veut danser avec Edith, la fille de son hôte, ignorant qu’elle est paralysée.
Cette méprise innocente va dès lors laisser poindre un drame poussé jusqu’ à l’ extrême limite des forces humaines.
Inspirée du seul roman achevé de Stefan ZWEIG, la pièce est à la fois le récit d’une passion amoureuse déchirée par la «confusion des sentiments» et l’évocation nostalgique d’une société bientôt condamnée par l’Histoire.

Stefan Zweig relate à la fois le charme très fin-de-siècle de cette Vienne d’autan autant que les signes d’une décadence qui pourrait bien, peut-être, menacer notre monde actuel.

Avec : Stéphanie Moriau, Jean-Paul Dermont,
Nicolas Pirson, Michel de Warzée et Heloïse Meire.
Mise en scène : Vincent Dujardin

Studio Impro


http://www.studioimpro.be/Studio_Impro/Bienvenue_files/shapeimage_1.png

Un spectacle d'improvisation endiablé !
Une équipe d’acteurs et un réalisateur diaboliques sortent de l’enfer pour répondre à tous vos désirs. Sur un plateau de tournage en pleine ébullition, ils n’attendent que vos idées pour lancer le tournage de leur prochaine… IMPRO.

Hamlet au Toon

http://www.52we.com/js/ckeditor/plugins/kfm/get.php?id=24282&width=310

Play Loud



http://www.theatrenational.be/website/images/dbfiles/1876/zoom/-PLAY-LOUD.jpg

 L’amour et la vie : une séparation qui n’en finit pas, un retour mouvementé et une réconciliation, une nuit insupportable de solitude, les souvenirs des secrets de l’enfance et la nostalgie de la jeunesse, un amour naissant qui vit sa première crise, et le rêve fragile d’un ménage à trois heureux…
Sur scène, ces êtres pourraient être une famille en quête de son histoire possible. Leur crise pourrait être un départ. Où en suis-je de cette vie et comment comprendre et raconter cette vie ?
Ces êtres pourraient être un groupe de musique et leur vie une répétition intensive. Ils tentent de comprendre leurs expériences et leur vécu et d’exprimer leurs peurs et leurs désirs. Ils tentent de se raconter leur vie à eux-mêmes. Une société en miniature. Dans son projet Play Loud, l’auteur/metteur en scène Falk Richter travaille avec ses performeurs sur des fragments de biographies possibles : des histoires d’hommes et de femmes, de parents et d’enfants, de couples et de familles, leurs rapprochements et leurs éloignements, leurs rêves et leurs souvenirs.

Le carnaval des ombres



De et avec Serge Demoulin.

Un jour, il se fait traiter de Boche. « Ah tu viens des cantons rédimés, de chez les ... » Il ne sait pas quoi dire. Il sort à peine de l'adolescence. Il est belge, oui. Mais son grand-père et ses deux oncles ont été enrôlés de force dans la Wehrmacht. Le plus jeune allait avoir vingt ans. Comment meurt-on sous cet uniforme-là ? Dans le village où il est né, on ne parle pas de tout ça. On rit en wallon, on chante en wallon, on rêve en wallon. Mais parfois, sur les chemins de fête, l'alcool fracasse les digues, les corps tremblent d'une tristesse inexplicable... L'acteur Serge Demoulin rend hommage à sa région, ses racines. Avec délicatesse, humour et détermination, il dévoile un pan occulté de notre histoire : l'annexion des Cantons de l'Est par l'Allemagne nazie en 1940 et le silence de l'Etat belge.


New York


http://gal.ulyn.net/357294_1.jpeg 


Max a trente-cinq ans. L'âge qu'avait André, son père, lorsqu'il a décidé d'en finir avec la vie en se jetant sous un train. Nous retrouvons Max sur le lieu même où s'est produit cet événement : une gare aujourd'hui désaffectée. Il est tard, c'est la nuit. Il est seul avec un père imaginaire qu'il a convoqué pour tenter de comprendre cet acte qui a conditionné toute sa vie. Malheureusement, les fantômes du passé ne savent rien de plus, du moins en apparence, que ceux qui les imaginent. C'est précisément ce que le défunt tente de lui expliquer en vain. Max se repasse donc inlassablement le film du drame quand il fait la connaissance d'un curieux chef de gare dont la présence incongrue dans ce lieu désolé vient perturber son délire...

De et mis en scène par Dominique Bréda Avec Alexandre Crépet, Emmanuel Dekoninck et Alexis Goslain Création lumière : Thomas Vanneste Scénographie : Auffray Deghorain

dimanche 1 avril 2012

Pensées « Made »


Ce soir, je regarde « Made » sur MTV. Une jeune fille sourde à 90% veut devenir chanteuse. En réalité, peu importe le rêve à réaliser, l’objectif est souvent que l’héroïne du jour s’accepte, étoffe son cercle d’amis et sois heureuse. Ambitieux et beau programme. Afin de concrétiser cela, l’élue devait, cette fois, récolter des numéros de téléphones et parler avec des gens. Et oui, l’adage veut qu’un répertoire téléphonique bien rempli rende les gens heureux.

J’ai une petite collection de numéros de téléphone de personnes d’horizons divers et pourtant, si je décidais de mettre fin à mes jours un dimanche soir veille de congé et bien, je ne suis pas certaine que l’on s’apercevrait de mon acte avant au moins une semaine voire plus.

Actuellement, je ne pourrais pas donner le nom d’une personne qui pourrait donner l’alerte, mais nous pouvons toutefois passer en revue mes contacts. Prenons tout d’abord, la famille et commençons par la source : les parents. Père et mère bien qu’attentionnés et certainement bienveillants à mon égard ne me téléphonent jamais sauf urgence, nécessité, ou soudain besoin affectif. Bien évidemment, si je ne donne pas de nouvelles dans les quinze jours, ils s’inquiètent. Ce ne sont pas des parents indignes, mais d’ici à ce qu’ils me contactent la rigidité cadavérique et la putréfaction ce seraient déjà emparées de moi depuis quelques temps. Passons maintenant à la sacro-sainte fratrie. Malheureusement pour moi, mon frère ne serait pas plus rapide dans cette course. Élevé lui aussi dans la génération téléphone fixe, il n’use du GSM qu’en réponse à mes appels ou e-mails ou pour des invitations extraordinaires à des évènements festifs tels que anniversaires, naissances, mariages ou visites dominicales aux parents. Comme ces réjouissances sont ponctuelles, il est probable que les asticots en soient au trou normand quand il me découvrirait. En outre, le fait qu’il soit, en ce moment, à l’autre bout de la terre ne faciliterait certainement pas les choses. Élargissons maintenant le cercle familial, passons les oncles, tantes, parrain et marraine dont je ne possède pas le numéro et que je ne vois que pour les bisous de bonne année et parfois aux anniversaires. Arrêtons-nous plutôt à leurs enfants. La majeure partie de mes cousins ne sont pas dans mon répertoire non plus et rejoignent donc la catégorie des parents et du bisou de la saint Sylvestre. Si je n’avais qu’eux, la stèle mortuaire serait déjà posée et les fleurs fanées avant qu’ils n’apprennent la triste nouvelle. Quant aux autres, répertoriés eux, ils me sont moins inconnus, mais ils ne sont pas forcément plus présents. Ma dépouille devrait donc attendre qu’un évènement festif s’annonce ou que la curiosité les pique. Bref, cela ne serait pas gagné. Poursuivons toutefois notre réflexion. Restons dans l’intimité et interrogeons-nous sur ma moitié. Étant présentement en instance de séparation pour cause de réflexion, si malheureusement je ne répondais pas à ses tentatives de contacts (pour peu qu’il soit disposé à en faire), il penserait peut-être à une séparation effective et définitive. Sans réponse de ma part, il passerait son chemin et le fumet de ma personne aurait tôt fait d’embaumer les lieux. Continuons puisque mon répertoire est bien fourni. Parlons des amis. Quelques-uns prennent contact avec moi naturellement et spontanément à des rythmes plus ou moins variables. Malencontreusement, si j’attente à ma vie au mauvais moment c’est-à-dire tout de suite après leur coup de téléphone, des générations de mouches auraient le temps de prospérer sur mon corps en attendant le coup de fil suivant. En ce qui concerne les autres, je ne sais pas combien de temps met un cadavre pour disparaître totalement, mais j’aurais probablement le temps de renaitre de mes cendres et de redevenir poussière avant une quelconque inquiétude de leur part. Passons aux colocataires. Habitués à mes allées et venues et n’ayant pas vraiment d’intérêts à rentrer dans mes appartements sauf pour raisons logistiques ou informatiques, je crois que seule l’odeur nauséabonde les avertirait de mon état morbide. Toutefois, il faudrait que mes effluves contrent les émanations latrinaires et ce n’est pas si évident. De plus, étant pour le moment reconvertie en concierge de la maison des frites en vacances, mon parfum ne risquerait pas de les incommodés. La voisine de mes frites en vacances, quant à elle, pourrait bien me découvrir en faisant sa relève de courrier. Intriguée par l’immobilité du volet de la fenêtre de la cuisine, elle pousserait la porte de la maison pour accomplir son devoir de gardienne. Le choix du lieu serait alors primordial même si l’odeur finirait par l’avertir. Voilà un bien triste constat. Personne, avant la fin des vacances, n’aurait eu connaissance de mon funeste dessein. Arriveraient alors, les premiers jours de cours et la reprise du travail. Certains s’inquièteraient peut-être de cette absence inhabituelle, s’offusqueraient probablement de mon manque de sérieux, s’exciteraient sur mon répondeur. Combien de temps mettrait-on pour donner l’alerte et prévenir les miens ? Qui aurait l’idée du lieu où me chercher ou de la personne à contacter ?

J’ai 25 ans (encore). Je sors de chez moi. Je vois des gens. Je parle avec certains. Je ris et amuse la galerie parfois. Je m’investis dans des relations amicales et amoureuses. J’ai une vie active et un répertoire téléphonique bien fourni, mais je pourrais mourir seule et en toute discrétion. Comme quoi …


Février 2012