Ces trois très vieilles marquises et leur animal de compagnie (condensé
de chien, d’oiseau, de chat) ne sont plus que ruines, décharnées par le
temps, la faim, engluées dans leurs lambeaux d’aristocratie et leur
château décrépi. Des épouvantails, des charognes, des momies galeuses.
Mais pas question de ne pas paraître au bal de la cour et, sait-on
jamais, d’y rencontrer le prince charmant qui renflouerait les caisses
et le ventre. On secoue donc la robe sans âge, l’éventail, le dentier,
la perruque, on joue aux dés celle qui va les porter et on commande le
carrosse, sponsorisé par les boissons Lulu… De la pub, viendra
l’ironique sauvetage. Mais nous ne vous dévoilerons pas les ressorts de cette
histoire qui plonge à pleines brassées dans tous les contes de fée, les
références christiques et les métaphores d’une société décadente de
l’apparence.
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