samedi 17 novembre 2007

ouï-dire

[...]

Par exemple, le verbe OUÏR .

Le verbe ouïr, au présent, ça fait J'ois... j'ois...

Si au lieu de dire « j'entends », je dis « j'ois », les gens vont penser que ce que j'entends est joyeux

alors que ce que j'entends peut être particulièrement triste.

II faudrait préciser :

Dieu, que ce que j'ois est triste !

J'ois... Tu ois... Tu ois mon chien qui aboie le soir au fond des bois?
Il oit... Oyons-nous? Vous oyez... Ils oient. C'est bête!

L'oie oit.
Elle oit, l'oie!
Ce que nous oyons, l'oie l'oit-elle?

Si au lieu de dire « l'oreille », on dit « l'ouïe », alors

l'ouïe de l'oie a ouï.

Pour peu que l'oie appartienne à Louis

- L'ouïe de l'oie de Louis a ouï.
- Ah oui ? Et qu'a ouï l'ouïe de l'oie de Louis?
- Elle a ouï ce que toute oie oit...
- Et qu'oit toute oie?
- Toute oie oit, quand mon chien aboie le soir au fond des bois, toute oie oit wouah !wouah ! Qu'elle oit, l'oie !

Au passé, ça fait : J'ouïs... J'ouïs!

Il n'y a vraiment pas de quoi !


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